Dans ce premier tome des Contes de la Désolation, je mets en place un système de deux récits sans lien apparent entre eux, libre au lecteur de créer mentalement des ponts entre eux. Le principe est d'imposer une atmosphère dans laquelle les personnages vont agir et qui est comme un écrin nécessaire à leur existence. Si c'est de désolation dont il s'agit, c'est pour insister sur le fait que les personnages, fatalement, ne parviendront absolument pas à sortir de ce labyrinthe mental et graphique.
Le décor est inspiré des ruelles et escaliers de ma ville natale à Mont Saint Martin en Lorraine, c'est un décor non pas d'une ville industrielle fait de cités ouvrières, mais celui d'un quartier fin XIXème siècle qui a été, dès mon enfance,  une porte pour mon imagination.






une chronique dans le journal Libération en mai 2002 par Bruno Masi.